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Et si, … ?  La question du travail de la maison

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    Cette rubrique représente l’exposition de mes envies de mieux pour la société.

    L’utopie du trimestre est celle de la reconnaissance et de la valorisation du travail de la maison, communément appeler : le travail des personnes au foyer. Je dis « personnes » pour être inclusive mais la réalité parle des « femmes au foyer ».

    Au fond de moi, c’est de la valorisation de ces femmes. Quand un homme endosse cette position, la société est à deux doigts de lui décerner une médaille.

    Et si, on décernait une médaille à toutes les femmes qui assument ce rôle de protectrice du foyer.

    Et si, on monétisait enfin le temps d’entretien des foyers par les femmes, les épouses, les mères et non seulement quand cela est externalisé aux agences d’aide à domicile.

    Et si, on commençait par une simple marque de respect en leur disant merci et en exprimant notre gratitude.

    Et si, les hommes admettaient qu’ils seraient en difficulté avec les mêmes tâches.

    Et si, les hommes acceptaient de se déconstruire et prenaient confiance en leur capacité de ménagère et de gestionnaire familial.

    Et si, on arrêtait de s’extasier sur un homme juste parce qu’il occupe une place investie au sein de foyer de manière juste.

    J’aime à rêver que si ces « et si » se réalisaient, on pourrait vraiment emprunter enfin le chemin de l’égalité, l’équité, la justice et la complémentarité femme-homme.

    Si on reconnaissait le travail des femmes aux foyers en leurs versant un vrai salaire, elles pourraient enfin vivre de leur quotidien à mille à l’heure sans avoir la charge mentale de devoir gérer dans le meilleur des cas avec 400 €/mois. Pour celles qui subissent des maltraitances, elles auraient une indépendance leur offrant la liberté du choix de sauver leur peau et de ne pas être à la merci de leurs bourreaux.

    Pour le cas des mamans solo, elles n’auront plus à choisir entre malmener le rythme de leurs enfants et de devoir charbonner pour remplir le frigo.

    Attribuer du respect à cette profession, que peu de personne souhaite assumer seule à 100%, pourrait juste simplement poser les fondations d’une confiance en leurs valeurs, leurs compétences et leurs savoirs. Je rêve qu’on cesse d’envisager cette profession comme un manque d’accomplissement, d’ambition, de satisfaction, de statut de social.

    Peut-être que si déjà cela était mis en œuvre, un grand pas vers l’égalité femme-homme serait enfin atteint.

    Ainsi les hommes se motiveraient à entamer leur propre introspection et s’investiraient comme de vrais partenaires dans les vies de famille qu’ils ont contribué à construire.

    Ils pourraient être les exemples du respect, de la participation au dur labeur du foyer. En agissant ainsi, ils démontreraient qu’une charge mentale divisée équitablement et complémentairement serait la solution pour un équilibre collectif et un épanouissement sur le plan professionnel et personnel pour tout le monde.

    Et si, les hommes osaient relever le défi du domestique comme les femmes relèvent le défi de la triple casquette depuis des décennies.

    Et si, certain.e.s de la société cessaient d’admirer ce qui devraient être normal, un homme qui s’implique entièrement dans toutes les sphères de sa vie.

    Et si, on exigeait et on croyait au potentiel masculin de prendre part à sa propre déconstruction pour mieux accompagner les générations de demain.

    Et si, les femmes et hommes brisaient ensemble les barrières que la société patriarcale a presque gravé dans nos gènes.

    Peut-être qu’on pourrait rendre libre les personnes de l’invisible, les femmes, les personnes au foyer dont la voix est très peu portée et pourtant la première que chacun.e d’entre nous a écouté.

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